Ces photographies, au nombre de douze, ont été faites comme un complément aux Apôtres. Comme pour les visages de ceux-ci, le fragment de paysage ne vaut que par le saisissement qu’il produit - sans que la cause en soit clairement explicite. On pourrait les voir comme les douze bornes d’un jeu de piste où il faudrait gravir, s’enfouir, accorder de l’attention à chaque branche ou chaque pierre, franchir des gués, passer des cols - ceci en relation avec tous les imaginaires de voyages initiatiques, de quêtes, ou de pélerinages dont nous connaissons les signes. La forme ronde des photographies accentue l’idée de microcosme. Elle évoque le mandala qui est à la fois centre et bordure.


Cinq des douze tombeaux ont fait l’objet d’un livre en tirage limité aux éditions Fata Morgana, dans la collection “Hôtel du Grand Miroir”.

 

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